Le mot marbre dérive du mot latin marmor, qui vient
lui-même du grec marmaros ou marmariguê, qui signifie
blanc et éclatant. Il désigne un carbonate de calcium à
tissu compact ou cristallin qui se laisse rayer, et réagit aux acides.
Plus ou moins silicieux ou argileux, il se présente en épaisseurs
homogènes ou diversement mélangé à d'autres
matières.
Ses couleurs proviennent d'oxydes métalliques
- du fer, essentiellement - et dans tous les cas, le marbre se distingue
des autres calcaires par une vertu qui a fait sa fortune : il peut recevoir
et garder un beau poli qui le rend aussi lisse et brillant que du métal
ou du vernis.
Les albâtres, les jaspes, les serpentines et les porphyres ont cette
même qualité, ainsi que les granites et basaltes, eux aussi
"marmoréens". |
Le
marbre peut être primitif, c'est-à-dire antérieur
aux formes de vie marines, ou secondaires : il s'est alors formé
par l'adjonction des milliards et milliards de squelettes d'animaux
marins au fond des océans. Brassé par les mouvements
tectoniques, soumis à d'énormes pressions, cuit et recuit
par le feu de la terre, il est ensuite remonté à la
surface à la faveur des plissements.
Les grandes masses homogènes donnent des marbres blancs statuaires
- ceux de Paros ou Carrare par exemple. Le marbre qui s'est formé
entre des feuillets schisteux donne des cipolins ondulés (ou
chipolins) en longues veines parallèles.
Les marbres coquilliers - ou lumachelles - présentent des débris
de coraux ou de coquillages pétrifiés. |
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